Les Hommes ne sauront jamais qui ils sont

Sur Russell Banks


« Le caractère, c’est le destin : on peut en déduire que, si un homme parvient à connaître et donc à contrôler un peu son caractère, il peut connaître et contrôler également son destin (1). »


Dès que les héros de Banks pensent savoir qui ils sont, ils sentent un immense pouvoir, comme Bone lorsqu’il change de nom et se choisit un tatouage : «faire l’expérience des deux (changement de nom et tatouage) en même temps c’est connaître le pouvoir. C’est le genre de pouvoir que tous les super-héros possédant des identités secrètes connaissent du fait qu’ils sont capables de se transformer d’une personne en une autre. Vous avez beau croire que vous savez qui il est, ce mec-là est toujours quelqu’un d’autre.» Or, la société et la religion renvoyant à l’individu une image de lui-même qu’il ne reconnaît pas, le personnage chez Banks a sans cesse le sentiment d’être quelqu’un d’autre qui ne lui conviendrait pas. Ce n’est donc pas lui qui trompe les autres, ce sont les autres qui lui imposent un masque qui le défigure. Et ce masque démange, dérange car celui qui le porte sent en dessous sa propre figure, celle qu’il voudrait dévoiler. Les romans de Banks racontent donc souvent ceci : la recherche désespérée d’un homme pour mettre au jour son vrai visage.

1 - Les racines du déterminisme

Le premier obstacle à la connaissance de soi est un déterminisme social trouvant un malin plaisir à dicter à l’homme une conduite qui le fait ressembler à son père, son frère, sa mère et son voisin, par le moyen sournois d’une «intériorisation ancienne et continue du monde matériel qui nous entoure (2).» Les familles, dans ces romans, se ressemblent ; elles intériorisent et obéissent au même schéma : divorce, père alcoolique et seul, mère plus ou moins bien remariée. Les filles peuvent toutes affirmer comme Rose : «Maman est comme mon double en creux. C’est mon moi absent (3).» Et, comme leur mère l’ont fait, elles rejettent leur père comme radicalement autre. Cette identification stérile et ce rejet sont le premier pas vers la perte de soi. Les fils eux, sur lesquels Banks s’attarde plus, tentent désespérément de s’éloigner le plus possible de l’image du père. Fils et filles ne peuvent d’ailleurs pas s’allier dans cette lutte. La relation qu’ils disent amoureuse, loin d’aider à leur épanouissement, englue ces adolescents dans le moule, les met sur la voie de la ressemblance avec les adultes sclérosés : «lorsqu’en dernière année de lycée ils commencèrent à parler mariage, tous ces fils de vie, aussi embrouillés que solides, avaient commencé à se nouer en une tresse bien nette et indémêlable (...) la peur pathétique qu’il avait de son père, la colère incompréhensible qu’il éprouvait contre sa mère, et son incapacité à s’imaginer sans famille : il deviendrait son propre père ; et Lillian deviendrait sa mère (...) (4).» Cette tresse se fait corde et sert la gorge de celui qui cherche à être unique. Les fils de la conscience sont embrouillés, le caractère de chacun encore indiscernable demeure caché au creux de cette tresse comme au creux d’une chevelure mise en pli par des bigoudis de ménagère quinquagénaire.

Tracé par l’histoire familiale, ce destin devient le leur en dépit des personnages parce qu’ ils ne parviennent pas à trouver qui ils sont. Ils ont, comme Van, «un esprit compact, à tiroirs, avec juste quelques compartiments reliés entre eux (5).» Malgré l’empreinte familiale et sociale, l’être demeure néanmoins unique, mais son unité, sa cohérence échappe à sa conscience. Le narrateur d’Affliction raconte la vie de son frère, dit qu’ils sont en tout interchangeables, mais «pourtant, du fait que le début de notre vie a été si semblable, chaque pensée, chaque souvenir, chaque rêve que j’ai eu à propos de mon frère Wade s’est accompagné de la question douloureuse à laquelle je ne peux répondre, «Oh Seigneur, pourquoi moi ?» Pourquoi moi et pas Wade (6)?» Pourquoi l’un reste dans le moule et l’autre le brise ? Telle est la question qui les obsède et, c’est ce qui les sauve ou pourrait les sauver, empêche l’engourdissement de la conscience.

Le puritanisme, cette racine qui dresse en l’homme l’échelle de la hiérarchie des valeurs, est aussi en cause. Toute vie semble conduite par cette question : «est-ce bien, est-ce mal ? D’où vient ma culpabilité ?» Ce sont ces questions qui assaillent la lucidité du jeune Bone qui regarde les autres vivre. «Pour eux, je suppose, était bien tout ce qu’on pouvait faire sans avoir d’ennuis, et mal tout ce qu’on ne pouvait pas faire sans s’en attirer, mais je me sentais bête de ne pas savoir ça moi aussi (7).» C’est pourtant cela qui l’empêche de conformer sa vie à la norme sociale de l’adaptation. Celle qui conduit irrémédiablement à se perdre.
Tous ont bien croqué la pomme qui ne se digère pas, mais germe. Le vieil arbre de la connaissance ombrage ces vies, celui-là même qui leur interdit son savoir. Il faut vivre dans son périmètre, sans partager le fruit de la connaissance de soi ni de l’autre. Or, on vit mal à l’ombre des grands arbres, on dérive. De plus, contrairement au délit, le péché les atteint intérieurement, «c’est comme un état dans lequel on est obligé de vivre (8).» L’être intime reste enfoui car on ne le voit qu’à travers le filtre de la religion, elle-même filtrée par les interdits sociaux : «Nos péchés nous décrivent et nos interdits décrivent nos péchés (9).» Cette ingestion de la religion fait que la recherche du bien et du mal les éloigne de la quête de soi que l’Amérique, de toutes façons, ne légitime pas volontiers hors des limites rassurantes de la famille et de la religion.

2- La faille par laquelle on s’entrevoit

L’ironie du sort veut cependant que chacun puisse toujours sentir- ou pressentir -dans les plis de son corps le petit être qu’il est et qui n’arrive pas à se dépêtrer. C’est au rythme de ses mouvements convulsifs que tous dérivent.
Vient souvent, en effet, le moment où les héros de Banks cherchent à maîtriser ce qui leur apparaît être eux ; ils voient ce qu’est devenue leur vie et la rejettent. Ils ont ainsi souvent cet «éclair de conscience, comme si une pièce obscure s’illuminait une seconde avant de retomber dans le noir (10).» Cet éclair ne permet aucune connaissance, seulement le constat que quelque chose ne va plus. Alors la routine déraille, le désarroi s’emballe. Il y a donc bien une responsabilité pour cette existence, cette part de l’être qui se réalise dans le monde. Le personnage sait ce qu’il rejette, sans savoir qui il veut être. Il peut constater que ce qu’il est devenu ne correspond plus à ce qu’il était. C’est ce dont témoignent les coupures de journaux que Earl thésaurise. Peu à peu, il est contraint de les jeter, à mesure qu’elles perdent leur pouvoir d’évocation de son être intime : «C’est un acte qui m’emplit d’une étrange tristesse, une sorte de sentiment de deuil pour la partie de moi que j’ai perdue, comme si je lisais et jetais de vieux cahiers intimes (11).» Le personnage perçoit les manifestations du changement de son moi, qu’il ne fait donc qu’entrevoir indirectement. Il sent que la distance entre le moi intérieur et le moi extérieur est trop grande et qu’il faut réajuster. Ainsi, pour son tatouage, Bone sait qu’il faut choisir un motif avec lequel on peut évoluer. Le danger est donc de mal accorder les deux «moi», il ne faut pas que la société vienne empiéter sur le choix de la personnalité.

Ce qui n’est pas évident, tant pèsent la bienveillance sournoise des schémas de vie et les cruelles agressions qui font pousser une carapace impersonnelle et poussent le personnage principal à se dire qu’il «était un imbécile, un homme dont la vie lui était inconnue et lui échappait, un homme dont le passé était égaré et dont l’avenir n’était qu’un fantasme construit, délibérément entretenu. Il avait le sentiment d’être une particule de matière sans attaches, flottant dans l’espace, et la seule chose qu’il désirait, c’était de se retrouver dans sa maison à lui, avec ses enfants à lui et leur mère, à la place qui lui revenait, avec sa vie intacte et toutes es parties de cette vie bien reliées entre elles, à la suite les unes des autres (12).» Ce désir de créer une unité factice, de surface, familiale est illusoire car on sait que la cellule familiale implose chez Banks. L’affection au sein des siens ne peut sauver de la société car elle est imbibée d’essence sociale et flambe. Douleur alors du père qui ne peut garder sa fille : deux clans se forment, les hommes, les femmes. C’est la douleur de Wade dans Affliction. Les personnages sont contraints de voir que ce n’était pas une solution car ils sentent que, si «un homme continue à divorcer et à se remarier, c’est qu’il court après autre chose que l’amour et la vie de famille, c’est qu’il cherche quelque chose de strictement personnel (13).» Au sein d’une telle société, l’homme n’a pas les armes pour mener à terme cette quête individuelle.

3 - Le noyau invisible et muet de l’individualité

Reste l’enfance. Cette époque où ils étaient encore innocents, où ils n’avaient pas encore mis les pieds sur les barreaux de l’échelle des valeurs pour se retrouver enfermé derrière. Les héros de Banks s’en souviennent comme le seul moment où ils aient jamais été eux-mêmes. Par elle, jamais ne «tarit le pouvoir incertain (...), que leur donne la conviction qu’une signification vaguement cosmique niche au coeur de chaque bulle de conscience individuelle (14).» Il existe donc bien un moi, un moi intime, caché au fin fond du corps, dissimulé derrière le visage, les tatouages, les crêtes, comme un Bernard l’ermite dans une coquille étrangère. Mais il semble que ce soit cette conscience-même qui les perde, qui les fasse errer en quête de ce qu’ils sont, à la manière de Peter Pan qui part à la recherche de son ombre, dans le pays où l’on reste éternellement enfant. Et s’il la retrouve, c’est sans doute parce qu’il est le seul à accepter de rester enfant. Ce serait du moins l’interprétation de Bone lorsqu’il évoque cette histoire.
Rester enfant... C’est ce qu’offre, parfois, au début, l’amour des femmes, celles qui ressemblent peut-être trop à des mères, comme Donna en qui Earl peut «sombrer comme dans une masse d’eau chaude et enveloppante, (se) rouler, (se) pelotonner et tourbillonner, flotter libéré du temps, de la peur, de la cupidité et de l’épouvante, et ne jamais revenir respirer à la surface de ce monde glacé, cet univers d’hommes, de garçons et d’avenirs qui pourraient bien mal tourner (15).» Intouchable, le héros est dans sa solitude, au plus près de son être, presque abstrait, au plus près de l’enfance, de l’embryon. De son essence avant qu’elle ne chute dans l’existence.
Par ailleurs, comme l’affirme Margie à Wade, «les femmes peuvent voir facilement le petit garçon chez un homme (...) ça se produit quand il se concentre sur autre chose (...) il me semble que la plupart du temps les hommes veulent cacher le petit garçon en eux. Ils croient que c’est un signe de faiblesse ou quelque chose comme ça, alors ils s’efforcent de le cacher. Peut-être surtout quand ils font l’amour (16).» Ainsi, les hommes, jouant les durs, les adultes, refuseraient-ils de se confier, quand c’est par là pourtant que l’amour leur offre de préserver leur identité. Surtout lorsque les filles sont vierges. Il existe en effet chez les jeunes héros masculins une hantise de la femme qui aurait connu un autre homme, comme si cela risquait de conduire celui qui vient se glisser là où un autre est déjà passé à perdre ce qui lui restait de singularité. Voilà peut-être pourquoi, dans cette relation, sans que l’on sache bien quand, les rôles toujours se figent, les êtres se séparent et se perdent eux-mêmes pour mieux retrouver les modèles vides : «Sa connaissance de lui-même, de son être intérieur doré, était grâce à Lillian celle d’un garçon dont la vie n’est pas encore définie, dont le potentiel est vaste mais ne s’est aucunement réalisé. Il possédait cette connaissance parce que l’amour de Lillian avait gardé vivante en lui cette fibre de jeunesse (...) Malgré cela, il était là, avec la même vie que n’importe quel adulte coincé, celle d’un homme beaucoup plus vieux que lui, de quelqu’un dont l’existence était définie dans tous ses aspects importants (17).» Peu à peu Wade perdra le lien avec cela en lui, en accusera Lillian, sa vie de couple, divorcera et deviendra comme tous les adultes. C’est alors que l’on pourrait parler non plus de déterminisme, mais de fatalité. Le moment où l’individu rejoint le groupe n’est jamais précisément marqué dans la chaîne des causes à effets. Brusquement, quelle que soit la conscience qu’il a de lui-même, sa résistance à la norme, il sombre et se perd de vue.

4 - L’autre, éternellement absent

Les faits d’une vie doivent avoir un sens (direction et légitimité). Or, pour trouver une âme à ce corps qu’est l’existence humaine, d’après Rolfe (le narrateur d’Affliction), il faut qu’elle soit reliée aux autres. Mais ces autres n’ont donné, parents que violence, amis que distance. C’est pourquoi on ne peut que «s’irriter et s’affliger en voyant ces connexions tranchées, cette membrane déchirée, déchiquetée, réduite en lambeaux auxquels un enfant s’accroche pour parvenir quand même à l’âge adulte- en petits drapeaux sanglants qu’il agite en vain au-dessus d’abîmes immenses (18).»
Il faudrait donc que les héros de Banks aient la chance de rencontrer, comme les habitants de Patten, un photographe, quelqu’un qui mette en scène le dynamisme du conflit de la «conscience et de la personnalité», «l’interaction des moi intérieur et extérieur» formé dans la famille et la société.
Ce n’est pas faute, pourtant, de demander, de solliciter l’aide des autres. Ainsi cette question désespérée de Earl qui tente de comprendre ce qu’il est devenu : «Quel genre de personne fait ce que j’ai fait ?» Et de s’entendre répondre, tu n’es qu’un «pion interchangeable». Dans la société, oui, peut-être. Mais en soi, à l’intérieur de soi ? Et Bone qui ne pourra dire son secret à sa mère parce qu’elle refuse farouchement de le croire. Est-ce le refus par sa propre mère de la reconnaissance de ce qui fait son caractère qui retardera la renaissance de Bone ? Sans oreille, pas d’aveu, sans aveu, pas de reconnaissance, pas de miroir pour se contempler et savoir.
C’est pourquoi Rolfe a écouté son frère, car il se rappelait «ce qu’on ressent quand on est livré à des informations au pouvoir étrange- des peurs obscures, de la colère et des obsessions dangereuses- sans qu’on ait quelqu’un à qui les révéler.» Il se souvenait «de ce qu’on éprouve quand on se regarde dans un miroir et qu’un inconnu nous renvoie notre regard (19).» Seul le regard de l’autre pourrait permettre de rétablir la ressemblance à soi-même. Délaissé, le héros garde ce masque, ce visage inconnu. La solitude alors serait l’autre visage de la fatalité.

5 - Un héros pas tout à fait comme les autres

Face à ce constat, la lecture de Sous le règne de Bone, est un grand plaisir parce que d’un grand réconfort. Ce héros-là arrive à voir son être intérieur lors d’une expérience initiatique. Banks s’y prend assez bien pour que nous puissions y croire dans la mesure où il évite toute caricature de la culture rasta. Ce serait presque comme un artifice d’écrivain pour échapper aux règles qui déterminent normalement son univers et sa conception des êtres. Dans ce roman, il cherche à voir ce que cela donne quand le héros sait qui il est. Bone découvre donc ce qu’en Jamaïque on nomme «Je-même» : «J’avais vu les lumières du Je en hauteur et en profondeur. Encore une fois, c’était une expérience qui ne peut pas se renouveler. Ou bien les lumières du Je s’enclenchent ou elles restent éteintes, et dans ce dernier cas on continue à rechercher la hauteur et la profondeur jusqu’à ce que ça marche. Mais quand elles s’allument, comme ça s’était passé pour moi dans la grotte, on doit ensuite regarder vers l’avant et vers l’extérieur à partir de Je, ne pas regarder vers l’arrière et dans le Je. On est censé utiliser ces nouveaux phares uniquement pour voir dans l’obscurité (20).» Dans l’obscurité du dehors. Le secret une fois dévoilé se retire et sert de point de départ muet, invisible. Dans la grotte, lors de son hallucination, Bone vit un rêve éveillé où tout ce qu’il a vécu apparaît à sa conscience : son grand secret que sont les attouchements qu’il a subi de son beau-père, sa difficile relation aux adultes blancs, puis son impossible rôle par rapport aux Noirs. Tout ce qui fait son caractère lui est donc fugitivement connu et il peut, non pas ruminer cela, mais partir d’une tabula rasa. Il n’a plus ce secret au creux de l’être qu’il faut percer comme on perce un abcès.
Bone ne regarde plus que devant. Son autre chance, à ce héros-là, c’est d’avoir connu des êtres qui l’ont vraiment aimé. Ils seront, bien que disparus, ses boussoles. Le silence éternel des espaces infinis n’a pas à l’effrayer car les étoiles forment des figures familières dans le ciel. Des figures qui seront le fil du funambule Bone, où qu’il aille, il ne pourra dériver très longtemps : «Pour le restant de ma vie, quel que soit l’endroit de la planète Terre où j’irais et quel que soit mon degré de confusion ou de peur, je pourrais attendre qu’il fasse noir pour regarder dans le ciel et voir à nouveau mes trois amis. Mon coeur s’emplirait alors de mon amour pour eux et me rendrait fort et lucide (...) A travers l’immense et froid silence de l’univers, je l’entendrais [I-Man] dire, A toi de décider, Bone, et ça me suffirait (21).»
Bone serait donc bien l’exception qui confirme la règle : il a connu des êtres qui lui ont prouvé un amour désintéressé, il a connu son caractère, tous les germes de son être. Par là, il a vaincu la solitude, les modèles préconstruits : la fatalité. Il maîtrise son destin, il est libre d’en décider. Il lui reste beaucoup à faire mais nous sentons qu’il n’est pas condamné. Il n’y aurait donc pas à désespérer totalement de l’humanité...


Marie Clément


1 - Histoire de réussir, «Sarah Cole», p. 158.
2 - Patten à Patten
3 - L’ange sur le toit, «Moments privilégiés», p67.
4 - Affliction, p386.
5 - L’ange sur le toit, «Les plaines d’Abraham», p93.
6 - p.281.
7 - p.85.
8 - Sous le règne de Bone, p412.
9 - Histoire de réussir, p134.
10 - L’ange sur le toit, «Moments privilégiés», p67.
11 - Histoire de réussir, p46.
12 - L’ange sur le toit, «Noël», p160.
13 - ibidem, «Les plaines d’Abraham», p96.
14 - Patten à Patten, p44.
15 - Histoire de réussir, p121.
16 - Affliction,p244.
17 - Ibidem, p 415.
18 - Ibidem, p467.
19 - Affliction, p378.
20 - Ibidem, p434.
21 - Dernières pages du roman.